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L’agriculture est représentée exclusivement par des fermes familiales. On y pratique l’élevage du bétail et, dans une moindre mesure, la culture des plantes. Les terrains agricoles occupent 3500 ha, dont 785 ha des terrains cultivables, 1950 ha des pâturages et 765 ha réservés à la fenaison. L’effectif animalier est de 2700 vaches, 2100 chèvres et moutons, 1500 cochons, 45 chevaux et 6000 oiseaux domestiques.

Sylviculture Bistra est située dans une zone montagneuse, très boisée, où l’exploitation du bois est une activité importante. Conformément aux lois 18/1991, 1/2000 et 10/2001, 98% des forêts, des propriétés agricoles et des immeubles ont été restitués à la commune.

 
   
   

D’après le recensement de 2002, le nombre d’habitants est de 5140, dont 2637 hommes et 2503 femmes.
Répartition selon sex:
   • 2637 hommes (51,30 %),
   • 2503 femmes (48,70 %).
Répartition selon l’appartenance religieuse :
   • orthodoxes : 5034 (97,93 %)
   • gréco–catholiques : 75 (1,4 %)
   • autres : baptistes (14), témoins de Jéhovah (11), adventistes du septième jour (4)
   • sans religion (1)
   • athées (1).
Répartition selon l’âge:
   • 827 de 0 – 15 ans (soit 16,09 % de la population)
   • 3560 de 15 – 65 ans (69,26 %)
   • 753 de plus de 65 ans (14,65 %)
Ethnies :
   • roumains : 5121 (soit 99,63 %)
   • tziganes (roms) : 19
Niveau d'études :
   • illettrés : 0,9 %
   • diplômés de l’enseignement primaire : 9,4 %
   • diplômés di collège : 34,4 %
   • bacheliers : 50,1 %
   • diplômés de l’enseignement supérieur (universitaires, écoles d’ingénieurs, etc.) : 5,2 %
Répartition selon le métier :
   • agriculture: 1098 personnes (21,36 %)
   • commerce : 674 personnes (13,11%)
   • enseignement : 106 personnes (2,06 %)
   • retraités : 1362 personnes (26,50 %)
   • professions libérales : 387 personnes (7,53%)
   • sans emploi : 380 personnes (7,39 %)
   • autres salariés : 1239 personnes (24,1 %).
Le taux de natalité est positif (11,58 0/00), alors que le taux de mortalité est assez faible (10,21 0/00).

 
 

Jusqu’il y a quelques années, une grande partie de la population active travaillait pour les mines situées sur le territoire de la commune ou dans son voisinage (Baia de Aries, Rosia Montana, Rosia Poieni, Zlatna). Après la fermeture de ces mines beaucoup de gens se sont retrouvés au chômage.

Aux métiers traditionnels évoqués s’ajoutent le travail du bois, le commerce et l'élevage du bétail.

 
 

La liste donnée ci–dessous rappelle le nom, le propriétaire et le domaine d’activité des principales firmes privées de la commune de Bistra.

Nr.
crt
Firma Propriétaires / Managers Tel/Fax
e-mail
Domaine d’
activité
1
Margitan S.R.L. Gita Maria   alimentaire
2
Rivaly CH S.R.L. Chira Vasile Nicolae   commerce
3
Elioprodcom S.R.L. Boncut Ioan   alimentaire
4
Alina Impex S.R.L. Balea Nicolae   commerce
5
La Liviu S.R.L. Balea Corina   alimentaire
6
Stana din Vale Cret Emil   alimentaire
7
A.F. Alpin Jaflea Aurel   commerce
8
Bogdan S.R.L. Ancau Ioan   alimentaire
9
Sien Carn Apuseni S.R.L. Mucea Ioan   abattoir
10
Marian S.R.L. Scrob Constantin   commerce
11
Ana Comp S.R.L. Goia Ana   commerce
12
Steluta S.R.L. Balea Mariana   alimentaire
13
Margusti S.R.L. Birla Mariana   alimentaire et commerce
14
Rox Com Class S.R.L. Marc Marcela   commerce
15
P.F. Tica Salagea Viorica Augusta   commerce
16
P.F. Niconina Birla Nicodim   alimentaire
17
A. F. Gheorghita Muntea Viorica   alimentaire
18
Biconi Invest S.R.L. Furdui Cornel   travail du bois
19
P.F. Furdui Niculina S.R.L. Furdui Niculina   Disco - Bar
20
P.F. Balea Balea Remus   commerce
21
P.F. Berindei Berindei Elena   alimentaire
22
P.F. Codruta Petrusan Viorica   commerce
23
Bradean Ristei S.R.L. Ristei Elena   alimentaire
24
Raur S.R.L. Raiu Augustin   alimentaire
25
Sedac S.R.L. Goia Emil   travail du bois
26
Rarida Molid S.R.L. Ristei Traian C-tin   travail du bois
27
Costel Forest S.R.L. Bustan Constantin   travail du bois
28
Dany S.R.L. Dan David   travail du bois
29
Bismob S.R.L. Lazar Ioan   travail du bois
30
Birla S.R.L. Birla Gratian   travail du bois
31
A.F. La Ianas Balea Liviu   alimentaire (pâtisserie)
 
 
Nr.
crt.
Nom (école / maternelle)
Etat
Nbre. de classes
Elèves
Enseignants
1
Collège Bistra–Centre
Très bon 
19
402
27
2
Collège Générale Gîrde
Bon
6
79
6
3
Collège Balesti
En dégradation
1
20
1
4
Collège Ciuldesti
En dégradation
2
25
2
5
Collège Salagesti
Dégradation avancée
1
4
1
6
Collège Dealul Muntelui En dégradation
En dégradation
1
6
1
7
Collège Gîrde II
En dégradation
1
8
1
8
Maternelle Bistra–Centru
En dégradation
3
64
3
9
Maternelle Gîrde
Bon
1
18
1
10
Maternelle Ciuldesti
En dégradation
1
23
1

Total établissements: 10 établissements d’enseignement publique, dont 7 collèges (dont 5 collèges primaires) et 3 écoles maternelles.
Total postes d’enseignant: 53, dont 28 professeurs de collège, 20 instituteurs et 5 institutrices ; 3 prêtres et 2 stagiaires enseignent en tant que professeurs vacataires.
Total élèves: 649.
La mairie a récemment bénéficié d’un financement externe de 75 k€ pour moderniser l’école du centre de la commune. Les nouveaux locaux seront prêts pour la rentrée 2006. La mairie a demandé des financements pour des travaux de modernisation des autres écoles des villages voisins.

 
 
Nr.
crt.
Type
Etat
Nbre. de cadres
Besoins réels
1
Dispensaire
Très bon
2 médecins /
5 assistant(e)s
7
2
Stomatologue
Bon
1
2

La commune possède sa propre pharmacie, ainsi qu’un vétérinaire.
 

Dans la commune il existe une maison de la culture et une bibliothèque. Pour d’autres occasions (spectacles, soirées, réunions publiques, etc.), divers espaces peuvent être mis à disposition et aménagés.
La bibliothèque a été aménagée au début du siècle dernier sous l’égide de la société ASTRA (région Abrud–Câmpeni). A l’époque, elle disposait de 36 ouvrages.

En 2004 :
  • Nombre d’ouvrages (livres et périodiques) : 12139 (valeur estimée de 27005985 lei) ;
  • Nouveautés 2004 : 52 ouvrages (valeur estimée de 4818000 lei) ;
  • Nombre de lecteurs : 361 ;
  • Nombre d’ouvrages sollicités : 4102 ;
  • Nombre d’emprunts : 3912 ;
  • Fréquentations : 1786 ;
  • Nombre de lecteurs visés : 2920.
  • Durant plus d’un siècle, la commune de Bistra a eu son propre chœur, très connu et parmi les plus anciens de la Transylvanie. Formé par le prêtre Petru Simu en 1872, il a été maintenu grâce aux efforts de l’instituteur Iuliu Coroiu jusque dans les années 1990. Dans le domaine de la culture, la renaissance du chœur de la commune et la construction d’une nouvelle maison de la culture sont la priorité du Conseil Local.
     
     

    Petru Pavel Aron: évêque gréco–catholique de Blaj; a bâti, en 1754, à Blaj, le premier séminaire et le premier lycée roumain de la Transylvanie, ainsi qu’une typographie.

    Alexandru Sterca Sulutiu: premier archevêque de l’église orthodoxe roumaine unifiée avec l’église gréco–catholique (1853–1855). En 1861, il a fait une pétition pour l’autonomie de la Transylvanie (alors sous occupation austro-hongroise), ainsi que pour accorder des droits nationaux aux habitants de l’Ardeal. Président de ASTRA, il a relégué toute sa fortune pour le développement de l’enseignement dans cette zone, en particulier pour la création d’une université roumaine.

    Vasile Ladislau Fodor: né le 8 mars 1824 à Bistra – mort le 10 avril 1865 à Halmagoi. Avocat, tribun de la Révolution de 1848. Il a été le commandant en chef des révolutionnaires de Râmetea–Ponor. Il s’est distingué dans les batailles de Fântâni, Geomal, Validesti, Piatra Taiata, Piatra Lunga, Râmet, Aiud–Trascau, Geoagiu et Turda.

    Nicodim Ganea: compositeur, chef d’orchestre et homme de lettres. Etudes primaires effectuées à Blaj (1900 – 1904), absolvent du Conservatoire de Bucarest (1908) et de celui de Budapest (1910). Membre du chœur appartenant à la Société Culturelle Carmen de Bucarest (1905 – 1908) et chef d’orchestre pour Société Académique Petru Maior de Budapest (1908–1910). Il a composé pour le théâtre, de la musique symphonique et pour des chorales. Il a écrit quelques pièces de théâtre (Neagu de Lin), des poèmes (Din sarmana mea gradina, Orastie, 1910) et des textes pour des morceaux de musique (l’oratoire Decebal si Sarmisegetuza), etc. Il a été un pionnier, le premier grand connaisseur du folklore de la zone d’Apuseni. Quelques unes de ses créations sont partie intégrante du patrimoine culturel roumain :

    Pe sub culmea dealului,
    Am plecat din tinerete
    Si-am ajuns la batranete.
    Of, atunci cand eram june
    Si veneam de la pasune
    Tot cantand, prin brazi si fagi
    Dinapoia turmei dragi.

    Raspundeau, cat era modru,
    Varful stancilor si codru
    La gurita si la suier,
    Si la strigat si la fluier,
    De rasunau vaile
    Cand veneam cu oile.

    poème cueilli par Savuta Bastea du volume Tourisme culturel au pays des moti, de Sabin Cioica, à Lupsa en 1972). .

    Nicodim Ganea est né à Bistra le 14 juin 1878 et il est mort à Bistra le 24 octobre 1949.

    Teodor Caturu, Rostie Florea, Ion Iobagiu, Petre Oaida Tica: capitaines de l’armée de Horea, Closca et Crisan lors de la révolte populaire de 1784.

     
     

    Les principaux cultes représentés dans la commune sont le culte orthodoxe (env. 98 % de la population) et le culte gréco–catholique (env. 1.5 % de la population). Il existe une seule église (orthodoxe) située au centre de la commune, et dont le saint jour est la naissance de la Vierge (15 août). Ses dimensions sont celles d’une cathédrale pouvant accueillir plus de 1000 fidèles. Pour les fêtes religieuses importantes, les fidèles pratiquants des villages voisins viennent prier dans cette église dont le chœur est d’une grande qualité.

    Une autre église orthodoxe est en construction dans le village de Gârde.

    Pour faire leurs prières, les fidèles gréco–catholiques, en nombre très réduit, ont reçu récemment une paroisse faisant partie du patrimoine du Conseil Local en échange d’un terrain occupé par une partie de la nouvelle école de la commune.

     
     

    Les principales traditions sont liées à la fête de Noël et du jour de l’an. A Noël on chante des chansons traditionnelles, “Irozii”, “Joseph et Marie”, “Steaua”. Ce sont des scènes populaires qui évoquent la naissance de Jésus Christ et les personnages qui entourent le nouveau-né (Irod, les soldats romains, la mère du Christ, Joseph, etc.
    Les compagnons des chants de Noël, affublés des habits traditionnels, incarnent des personnages de l'époque : Irod, les soldats romains, la Vierge, Joseph, etc.
    Les chants du jour de l'an sont différents : dans “Plugusorul”, “Sorcova”, “Buhaiul” et “Capra” on souhaite aux auditeurs une vie heureuse, pleine de bonheur et abondante pour le nouvel an.
    La spécificité de la commune est le chant pratiqué par les fils du village (“Pragsorul”), dans la semaine d'après Pâques. Bistra est la seule commune où l'on maintient cette tradition depuis plus de 250 ans.

    Pragsorul.
    description
    Photo collection

    L’aspect laïque: Pragsorul , pratiqué à Pâques, est un héritage romain introduit dans la tradition de Bistra par l’évêque de Blaj, Petru Pavel Aron, originaire d’une localité de la commune (Dealul Muntelui), afin de consolider l’introduction du christianisme dans cette région. Il a été chargé de cette mission par l’empératrice Marie Thérèse qui, pour le récompenser, l’a nommé “Petru Pavel Aron de Bistra”. Parce qu’à l’époque les deux églises, orthodoxe et catholique, se disputaient le partage des fidèles de la région, l’implication religieuse de cette tradition a eu pour conséquence le fait qu’elle a été maintenue inchangée uniquement à Bistra (il y a eu cependant quelques tentatives de la maintenir dans les communes voisines).
    Lors de la cérémonie qui dure trois jours (2ème jour, 3ème jour et le premier dimanche après Pâques), on forme une équipe de jeunes garçons célibataires, minimum 6 et maximum 12, appelés “CRAI”. La fête du 3ème jour est nommée aussi Pragsorul Mic.
    Le deuxième jour après le dimanche de Pacques et après la cérémonie religieuse, les “dauphins” (ou “CRAI”) habillent leur costume traditionnel et, accompagnés d’un ménestrel, ils parcourent le village, de maison en maison, en criant “hop, hop, hop, vivat!”(olé, olé, olé, longue vie à vous !). Ils invitent les jeunes filles à participer au bal qu’ils organisent le soir même. Les jeunes filles leur offrent des petites pièces et de oeufs rouges. Celle qui offre le plus, sera désignée comme l’élue de la fête, l’élue du Pragsor (le choix est fait par les dauphins lorsqu’ils arrivent le soir à l’endroit où aura lieu le bal, en comptant ce que chaque jeune fille leur a donné). Le nom de la gagnante est tenu secret jusqu’au début du bal, quand elle est ‘extraite’ de la foule et amenée devant le premier dauphin. Ce sont eux deux qui ont l’honneur d’ouvrir la cérémonie par une danse sous le regard des villageois, mettant ainsi fin au Grand Carême de Pâques. La fête dure jusqu’à l’aube et reprend dans l’après-midi et le dimanche suivant.
    A la fête il n’y a pas de prix d’entrée, c’est une fête populaire. Mais pour ceux qui veulent donner, la collecte de l’argent est faite par les dauphins qui se baladant avec des mouchoirs parmi la foule, en criant “hop, hop, hop, vivat!”. S’ils s’arrêtent devant un participant qui est entrain de danser, celui-là met une somme d’argent dans le mouchoir. On lui remercie et on lui fait boire une gorgée de prune. Les sous collectés servent à régler les dépenses pour l’organisation de la fête.

    L’aspect religieux L’après-midi du Vendredi saint, les “CRAI” installent dans la cour de l’église un tambour en bois, ainsi que des tuyaux utilisés pour pétarader. Ces outils resteront en place jusqu’au deuxième jour après Pâques. Le tambour est gardé par les dauphins pour pas qu’il soit volé. S’il venait à disparaître, il faudra le racheter, sinon le Pragsor serait organisé par les voleurs, mais ce seraient les dauphins (ou les “CRAI”) qui paieraient pour l’organisation de la fête. Le soir du Vendredi saint, à 19 h, a lieu la messe célébrant l’enterrement de Jésus, et vers le matin une deuxième messe et la bénédiction des “Pâques” (en roumain “Pasti”, du pain trempé dans du vin). Pendant tout le temps de la marche autour de l’église qui correspond à la mise en terre du corps du Christ, sa tombe est gardée par les “CRAI”, vêtus en tenue de parade et armés de lances. La garde est changée toutes les 10 minutes, au signe du commandant.
    A partir du Vendredi saint et jusqu’au matin du jour après Pâques, on entend le tambour et l’on tire des pétarades avec les tuyaux spécialement conçus pour cette cérémonie. Le soir du dimanche des Pâques, dans la cour de l’église, on désigne le major des “CRAI” qui, selon la tradition, devra se marier dans la même année. Il est choisi selon les propositions de ses congénères, devant les villageois et devant les prêtres. Ceux-là doivent approuver le choix qui a été fait et ils félicitent tous les “CRAI”, en leur souhaitant bonne chance.
    Le jeudi de la semaine suivante, après un jeun prolongé et des prières, tous les membres organisateurs du Pragsor (les dauphins ou les “CRAI”) vont à l’église à 6 h du matin précisément ; là-bas ils se confessent et préparent ensuite la partie religieuse de la cérémonie.

    (selon un article publié dans le quotidien “24 de ore muresene”, le mardi 3 mai 2005).

     

    Fonduri cinegetice: peste 7.000 h din cele 12.000 h ale comunei sunt ocupate de padure populata cu diverse specii de animale salbatice si constituie un exceptional fond de vanatoare la: urs brun, lup, vulpe, mistret, caprioara, iepure, cocos de munte, acvila s.a.

    Fonduri piscicole: comuna Bistra se bucura de o bogata retea hidrografica, compusa din raul Aries (7 km pe teritoriul comunei) si din paraie cu debit continuu si aproape constant: Valea Mare (peste 20 km), Valea Bistrisorii (18 km), Valea Dobrii (9 km), Valea Lipaii (8 km), Valea Petresii, Stefanca si multe alte zeci de paraie mai mici. In fauna piscicola predomina pastravii, clenii, mrenele, scobarii.

    Alte resurse: - posibilitatea de organizare a 3-4 balastiere pe cursul raului Aries - posibilitatea deschiderii de cariere de piatra pentru constructii - comuna Bistra detine cca. 1000 ha pasunat neexploatat, teren suficient pentru infiintarea de microferme destinate cresterii de bovine si ovine.

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